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Nouveaux sommets pour la sécurité des patients

 
Soaring to new heights in patient safety

Steve Will a expliqué à (de gauche à droite) Ilze Berzina, Laura Wilding, Cristina Rojas et la Dre Lucie Filteau les parallèles entre la sécurité aérienne et la sécurité des patients avant de les amener dans un avion d’entraînement de la Seconde Guerre mondiale.

Quatre membres du personnel ont rencontré un ancien pilote des Snowbirds pour découvrir comment les mesures de sécurité aérienne (bilan complet, liste de vérification normalisée et signalement des erreurs pour en tirer des leçons) peuvent s’appliquer à la sécurité des patients. Ils se sont ensuite tous envolés dans un avion d’entraînement de la Seconde Guerre mondiale pour consolider les acquis et réaliser quatre brèves missions.

Malgré leur nervosité initiale, Ilze Berzina, la Dre Lucie Filteau, Cristina Rojas et Laura Wilding avaient un grand sourire et le pouce levé quand l’avion Harvard a atterri après avoir fait plusieurs tonneaux, trèfles et boucles au dessus de l’aéroport de Gatineau. Elles ont gagné cette expérience lors du tirage lié à la 9e Conférence sur la sécurité des patients.

Mme Wilding, infirmière de pratique avancée à l’urgence du Campus Civic, avoue s’être sentie comme doivent se sentie ses patients : très loin de sa zone de confort à devoir faire entièrement confiance à la personne en charge. Mais l’expérience a été positive.

Le lendemain, Steve Will, lieutenant-colonel à la retraite, pilote actuel pour WestJet et chef d’une entreprise de formation en leadership, a établi des parallèles. Il estime que bien des stratégies de sécurité et de prévention des erreurs utilisées en aviation s’appliquent au domaine des soins de santé, comme la recherche des causes fondamentales des accidents et les programmes et interventions pour réduire les risques de blessure.

« On fait le bilan de chaque mission, précise-t-il. On cherche des façons d’améliorer les choses. Qu’a-t-on bien fait? Quelles sont les pratiques exemplaires? Qu’est-ce qui n’a pas bien fonctionné? Pourquoi? Comment corriger la situation? Tout bilan exige un protocole. »

Un bilan doit avoir lieu dans un esprit d’ouverture. Les egos doivent s’effacer et chaque membre de l’équipe doit être présent et prêt à discuter honnêtement des répercussions de ses gestes. Il faut se faire confiance et savoir que la franchise ne suscitera pas de mesures disciplinaires.

« Nous ne faisons pas assez de bilans, précise Mme Wilding. Nous avons appris beaucoup de choses applicables au domaine de la santé. »

Selon la Dre Filteau, anesthésiologiste, les équipes de chirurgie font un bilan, mais il n’est pas aussi complet qu’en aviation. « On se demande rarement si on aurait pu faire mieux. La médecine entretient depuis toujours une culture de perfection. C’est donc très difficile d’admettre ses erreurs et encore plus pénible d’en parler aux autres. »

« Pour être solide, une équipe doit se faire confiance », précise Mme Rojas, analyste, Mesure de la performance. Mme Berzina, vérificatrice principale des événements indésirables, acquiesce et ajoute qu’il est essentiel de discuter franchement des problèmes.

« Ça exige un changement de paradigme pour la plupart des organismes, poursuit M. Will. Le processus s’enclenche de haut en bas, comme ils se doit, et il faut presque une génération pour l’enraciner. »

 
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