Aperçu

Les radiographies utilisent une faible dose de rayonnement pour produire des images des os, des organes et d’autres structures internes.

La radiographie est un examen courant qui permet aux médecins de voir à l’intérieur du corps. On y recourt souvent pour détecter des fractures, des problèmes pulmonaires ou abdominaux, des blessures articulaires et des corps étrangers ou pour diagnostiquer d’autres problèmes de santé.

Certaines radiographies nécessitent l’administration d’un agent de contraste, comme l’iode ou le baryum, afin de mettre en évidence certaines régions du corps. Si un agent de contraste doit être administré, votre équipe de soins vous expliquera à quoi vous attendre.

L’Hôpital d’Ottawa applique le principe d’ALARA (« As Low As Reasonably Achievable », c’est-à-dire aussi faible que raisonnablement possible) afin de limiter autant que possible la dose d’irradiation tout en produisant des images de qualité suffisante pour poser un diagnostic. Dans leur vie de tous les jours, la plupart des gens reçoivent une dose d’irradiation provenant de sources naturelles qui est supérieure à celle d’une radiographie. 

Une personne vêtue d’une jaquette d’hôpital se tient debout face à un appareil d’imagerie médicale. Une technicienne est à ses côtés. Une ligne laser rouge visible dans son dos indique que la patiente subit un examen diagnostique.

Expérience du patient 

Les radiographies sont indolores.

Pendant l'examen, vous pourriez toutefois ressentir un léger inconfort. Par exemple, vous pourriez trouver que la salle est froide ou que la table est dure. Certaines positions peuvent être désagréables pendant l’examen, surtout si vous avez des blessures.

Nos technologues sont formés pour vous aider à adopter la position la plus confortable permettant d’obtenir les images dont votre médecin a besoin. 

Renseignements sur la sécurité 

Les radiographies utilisent une faible dose de rayonnement pour produire des images. Aucune donnée probante n’indique clairement que ce niveau d’exposition est nocif, mais L’Hôpital d’Ottawa adopte une approche prudente et considère que toute dose d’irradiation comporte un faible risque. 

Pour assurer votre sécurité, nous appliquons le principe d’ALARA (« As Low As Reasonably Achievable », c’est-à-dire aussi faible que raisonnablement possible). Nous utilisons la plus petite dose nécessaire pour obtenir des images nettes.  

La dose d’irradiation varie selon le type d’examen et la région du corps examinée. Certaines régions sont plus sensibles que d’autres.

Dans le cadre de certains examens, on peut vous demander de porter un tablier protecteur ou un écran de protection radiologique. Ceux-ci protègent les régions qui ne sont pas examinées. 

Rayonnements au quotidien  

Tout le monde est exposé aux rayonnements naturels provenant de la terre, notamment des roches et des sols, ainsi qu’à ceux de l’espace sous forme de rayons cosmiques. De faibles quantités de substances radioactives existent aussi naturellement dans notre corps.

Tous les ans, chaque personne est exposée à ces rayonnements de fond, auxquels s’ajoutent diverses autres sources du quotidien, comme les détecteurs de fumée, les engrais et certains aliments. Les voyages en avion augmentent également l’exposition aux rayons cosmiques, car l’altitude est plus élevée et l’atmosphère offre moins de protection.

Le rayonnement naturel de fond et certaines activités modernes, comme les voyages en avion, augmentent la dose d’irradiation cumulée au cours de la vie. L’imagerie médicale ne l’accroît que très légèrement. 

Obtenir vos résultats 

Une fois vos images prêtes, un radiologiste (médecin spécialisé en interprétation d’examens d’imagerie médicale) les analysera et produira un rapport.

Ce rapport sera transmis à votre équipe de soins afin d’orienter vos soins.

Dans certains cas, le Service d’imagerie médicale peut aussi communiquez avec vous directement, notamment en cas de problème ou si une partie de l’examen doit être refaite ou complétée.

Si vous n’avez pas reçu vos résultats dans un délai de 30 jours, communiquez avec votre professionnel de la santé ou avec le Service d’imagerie médicale pour faire un suivi. 


Examens effectués comportant des radiographies 

De nombreux examens comportent des radiographies, notamment des examens courants comme les radiographies du thorax, de l’abdomen ou des articulations, ainsi que des interventions plus spécialisées. 

Certains examens font appel à la fluoroscopie, un appareil de radiographie qui transmet des images en temps réel. Elle permet aux médecins d’observer l’activité à l’intérieur du corps, par exemple, le passage du produit de contraste dans les organes ou la mobilité des articulations. La fluoroscopie utilise de faibles doses de rayonnement et peut aussi produire de courtes séquences vidéo pour aider à établir le diagnostic. 

Les interventions spécialisées utilisant des radiographies sont toujours réalisées par un radiologiste ou un autre médecin qualifié. Elles sont effectuées avec l’appui de technologues en radiation médicale. Selon l’examen, des membres du personnel infirmier ou d’autres membres du personnel peuvent aussi être présents. 

Système musculosquelettique 

Il s’agit d’examens à effraction minimale qui permettent d’obtenir des images détaillées d’une articulation. On injecte une petite quantité de produit de contraste pour mettre en évidence la région. Souvent, l’examen s’accompagne d’une infiltration articulaire afin de soulager la douleur. 

Ces interventions à effraction minimale consistent à prélever, à l’aide d’une aiguille et d’une seringue stériles, des échantillons de liquide ou de tissu au niveau d’une articulation, d’un os ou de tissus mous. Elles aident votre médecin à poser un diagnostic ou à suivre l’évolution de certaines maladies. 

Colonne vertébrale 

Une fine aiguille est introduite délicatement dans le bas du dos pour prélever du liquide pour analyse. Cet examen aide à diagnostiquer des maladies touchant le cerveau, la moelle épinière ou le système nerveux. Après l’examen, vous resterez au Service un court moment pour récupérer. 

La pression est mesurée, puis des échantillons de liquide céphalorachidien sont prélevés et envoyés au laboratoire. 

Un produit de contraste est injecté dans le canal rachidien afin de repérer des problèmes au niveau de la moelle épinière, des racines nerveuses ou des tissus voisins. Vous pourriez devoir passer ensuite un examen de tomodensitométrie (TDM). 

Une petite quantité de traceur radioactif est injectée dans le canal rachidien pour évaluer la circulation du liquide céphalorachidien dans le cerveau et la colonne vertébrale. 

Un produit de contraste est injecté dans le canal rachidien afin de détecter des fuites de liquide céphalorachidien au moyen de la TDM ou de l’IRM. 

Des échantillons de liquide céphalorachidien sont prélevés pour analyse, puis un médicament de chimiothérapie est injecté dans le canal rachidien afin de traiter certains cancers. 

Examens gastro-intestinaux 

Cet examen évalue l’œsophage, l’estomac et le début de l’intestin grêle. Pendant l’examen, vous devrez avaler un produit de contraste ainsi que des granulés effervescents pour mettre en évidence ces régions. 

Cet examen recherche des anomalies du gros intestin. À l’aide d’un petit tube, un liquide est introduit doucement dans le rectum ou par une ouverture chirurgicale dans la paroi abdominale afin de mettre en évidence le gros intestin à la radiographie. 

Cet examen évalue les difficultés d’évacuation des selles. Il montre le fonctionnement des intestins pendant l’émission des selles. 

Cet examen suit la progression des aliments dans le système digestif. Cinq jours avant l’examen, vous avalerez un comprimé contenant de petits marqueurs visibles à la radiographie. Ces marqueurs permettent à votre médecin d’évaluer le transit dans le gros intestin. 

Mise en place

Pendant que vous êtes en position allongée, le radiologiste introduit doucement la sonde dans votre estomac en passant par votre nez, puis votre gorge. Vous pourriez devoir bouger légèrement la tête, le cou ou le corps pour faciliter le passage de la sonde. Avaler ou prendre de petites gorgées d’eau peut aussi aider. Ces mesures visent à réduire l’inconfort.  

Contrôle

Une fois la sonde en place, le radiologiste injecte un produit de contraste pour confirmer sa position. La sonde sera généralement fixée sur le visage à l’aide d’un ruban adhésif. Si c’est inconfortable, l’équipe pourra la repositionner.

Il s’agit d’un examen des voies biliaires (arbre biliaire). Un produit de contraste est injecté par l’entremise d’un petit cathéter introduit dans la voie biliaire, puis des radiographies sont réalisées pour détecter des anomalies. 

Autres interventions

Ces examens permettent de visualiser la taille et la forme de canaux anormaux (fistules ou sinus). Un produit de contraste est injecté dans l’orifice pour rendre la région visible à la radiographie. 

Les fistules relient souvent des organes creux, comme l’intestin, la vessie ou le vagin. Elles peuvent apparaître après une chirurgie, une blessure, une infection ou une radiothérapie. La fistulographie peut aussi rechercher des abcès après un drainage. 

Les sinus sont des canaux qui s’ouvrent le plus souvent sur la peau. Une infection ou un traumatisme peuvent en être la cause. La sinographie permet d’en préciser l’étendue et d’orienter la prise en charge. 

Ces examens montrent la vessie et l’urètre. Un produit de contraste est injecté par un cathéter afin de remplir la vessie, puis des radiographies sont réalisées pour rechercher des anomalies. 

Un urologue réalise cet examen pour évaluer le remplissage et la vidange de la vessie. Un produit de contraste remplit la vessie, puis les pressions et le débit urinaire sont mesurés pendant l’examen. 

Un orthophoniste et un technologue réalisent cet examen afin d’évaluer votre déglutition. Vous devrez avaler des aliments et des boissons contenant du baryum, qui est visible à la radiographie. 

Un gastro-entérologue réalise cet examen pour diagnostiquer et traiter des troubles du pancréas, des voies biliaires et de la vésicule biliaire. Un produit de contraste est injecté, puis des radiographies sont réalisées pendant l’intervention. 

Un gynécologue et un technologue réalisent cet examen pour examiner l’utérus et les trompes de Fallope. Un produit de contraste est injecté par un fin tube, puis des radiographies sont réalisées afin de détecter une obstruction ou d’autres anomalies.