Radiologie interventionnelle

Aperçu

La radiologie interventionnelle (également appelée angiographie) utilise une technologie d’imagerie – radiographies, échographie, tomodensitométrie (TDM) ou imagerie par résonance magnétique (IRM) – pour guider des interventions à effraction minimale qui permettent de diagnostiquer et de traiter un large éventail de problèmes médicaux.  

Ces interventions se font généralement par de petites incisions, au moyen d’instruments fins, comme des cathéters ou des aiguilles. Elles peuvent remplacer la chirurgie et offrent en général un rétablissement plus rapide tout en entraînant moins d’inconfort. Les interventions les plus courantes comprennent les biopsies, l’insertion de drains, les traitements vasculaires et la gestion de la douleur. 

Services

La radiologie interventionnelle permet de diagnostiquer et de traiter des problèmes médicaux comme les maladies vasculaires, l’accident vasculaire cérébral (AVC), les fibromes utérins et certains cancers. Parmi les interventions figurent notamment l’angioplastie, l’implantation d’endoprothèse vasculaire, la thrombolyse, l’embolisation, l’ablation par radiofréquence et les biopsies. 

Plusieurs professionnels de la santé en tenue chirurgicale regardent des écrans d’ordinateur affichant des radiographies pendant une intervention dans une salle d’opération.

Consignes de sécurité 

La dose d’irradiation émise lors d’une intervention en radiologie interventionnelle varie entre les types d’intervention. Certains en émettent très peu; les interventions plus complexes, davantage.

Veuillez nous informer si vous êtes enceinte ou si vous avez des allergies graves.

L’angiographie est généralement très sûre, mais comme toute intervention médicale, elle comporte certains risques. Ceux-ci vous seront expliqués le jour de l’examen ou lors d’une consultation préalable. 

Veuillez en discuter avec votre médecin pour bien comprendre les risques et les bienfaits de votre intervention. 

Comprendre les produits de contraste  

Dans le cadre de certaines interventions, votre médecin peut recommander l’utilisation d’un produit de contraste afin que certaines régions de votre corps soient mises en évidence dans les images. Il s’agit d’un liquide transparent contenant de l’iode. Il apparaît en blanc dans les radiographies.  

Le produit de contraste est injecté dans une veine ou une artère pour permettre au radiologiste de voir plus clairement vos vaisseaux sanguins et vos organes. À L’Hôpital d’Ottawa, nous utilisons des produits de contraste non ioniques, qui sont plus sûrs et mieux tolérés par la plupart des patients. 

Avant, pendant et après l’intervention 

Avant, pendant et après l’intervention 

N’hésitez pas à poser des questions. Assurez-vous de bien comprendre les examens, les médicaments et les consignes particulières avant votre intervention. 

Anticoagulants 

Demandez à votre médecin si vous devez arrêter de prendre de l’aspirine ou tout autre anticoagulant sept jours avant votre intervention.

Transport 

Prenez les dispositions nécessaires pour que quelqu’un vous raccompagne à la maison, car vous ne pourrez pas conduire après l’intervention. 

Jeûne 

Abstenez-vous de manger et de boire après minuit la veille de l’intervention, sauf indication contraire. 

Médicaments 

Le matin de l’intervention, prenez vos médicaments pour la tension artérielle ou le cœur avec une gorgée d’eau, sauf indication contraire. 

Diabète 

Si vous êtes diabétique, prenez votre insuline et un léger repas, sauf indication contraire. 

Objets de valeur

Évitez de porter des bijoux ou d’apporter des objets de valeur. 

Lieu 

Le lieu de votre rendez-vous vous sera confirmé par le commis aux rendez-vous.

Analyses 

Prévenez le personnel si vous n'avez pas eu d’analyses de laboratoire ou si vous prenez des médicaments.

Grossesse 

Si vous êtes enceinte ou pensez l’être, signalez-le au personnel.

Allergies 

Indiquez au personnel si vous avez des allergies à certains médicaments ou aux produits de contraste.

Pendant l’intervention 

La plupart des interventions en radiologie interventionnelle sont réalisées sous anesthésie locale. Ainsi, vous serez calme, mais en état d’éveil pendant toute l’intervention. Certaines interventions peuvent nécessiter l’administration d’un médicament qui vous endort complètement (anesthésie générale). L’équipe de radiologie interventionnelle, composée d’infirmières, de technologues en radiation médicale et de radiologistes interventionnels, vous prendra en charge. Elle veillera à votre confort pendant tout le traitement. Votre équipe de soins prendra aussi toutes les précautions nécessaires pour assurer votre sécurité. 

Tout de suite après l’intervention 

Après l’intervention, vous irez en salle de réveil. Selon le type d’intervention, vous pourrez rentrer chez vous le jour même ou rester à l’hôpital pour une courte période.

Votre équipe de soins vous expliquera la durée de votre convalescence et de votre séjour, les restrictions à respecter à la maison, les complications possibles ainsi que les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.

Vous recevrez également des consignes de suivi afin de favoriser votre rétablissement.

Après le retour à domicile 

Votre corps éliminera naturellement le produit de contraste dans l’urine. Votre urine ne changera pas d’apparence. Vous pourrez reprendre immédiatement votre alimentation habituelle. Si l’on ne vous a pas demandé de limiter votre consommation de liquides, essayez de boire plusieurs verres d’eau au cours des 24 heures suivant l’examen afin d’aider votre corps à éliminer le produit de contraste.

Surveillez le point d’injection ou d’insertion. S’il reste sec et sans gonflement ni enflure, vous pouvez retirer le pansement, sauf si votre équipe de soins vous a donné d’autres consignes.  

Quand appeler votre médecin 

Si vous ne parvenez pas à joindre votre médecin, présentez-vous à l’Urgence la plus proche. 

Vous remarquez une enflure importante ou un saignement au point d’injection ou d’insertion. 

Vous observez de l’urticaire ou vous avez des démangeaisons. 

Vous avez de la difficulté à avaler ou à respirer. 

Interventions

L’angioplastie par ballonnet permet d’ouvrir des vaisseaux sanguins rétrécis ou obstrués en introduisant un très petit ballonnet dans le vaisseau, puis en le gonflant. Cette technique sert à déboucher les artères obstruées des jambes ou des bras (en raison de la maladie vasculaire périphérique), des reins, du cerveau ou d’autres parties du corps. 

On utilise une aiguille pour prélever des échantillons de tissu qui proviennent notamment des poumons, des os ou du foie ou pour recueillir des cellules. Cette technique remplace la biopsie chirurgicale. 

Un cathéter est placé sous la peau dans une veine afin d’administrer des médicaments ou de prélever du sang (p. ex. cathéter à accès vasculaire sous-cutané, cathéter central inséré par voie périphérique et cathéter Hickman). 

Injection d’un médicament contre le cancer (p. ex., alcool et chimiothérapie) directement dans une tumeur.​ 

Cette intervention interrompt la circulation sanguine à l’aide de matériaux comme des fils ou des particules. On l’effectue en cas de saignement, d’anévrisme, de malformation artérioveineuse ou de fibromes. 

Une sonde d’alimentation est insérée dans l’estomac. Cette intervention est effectuée chez les patients qui ne peuvent pas s’alimenter suffisamment par la bouche. 

On pose des cathéters ou on débouche des vaisseaux afin de permettre la dialyse. 

Lors d’une intervention liée au filtre de la veine cave inférieure, un filtre temporaire ou permanent visant à empêcher les caillots sanguins de se rendre aux poumons est posé dans une grosse veine ou retiré. 

On détruit les tumeurs malignes à l’aide d’énergie radiofréquence. 

Ces interventions comprennent des injections, des blocs nerveux et des examens comme les myélogrammes et les ponctions lombaires. 

Il s’agit de petits tubes qui gardent un vaisseau sanguin ou d’autres conduits ouverts (p. ex. carotide, artère iliaque, artère fémorale, veine cave supérieure, canaux biliaires).  

Les caillots sanguins peuvent être retirés ou dissous; les saignements peuvent être traités par embolisation, le plus souvent à l’aide de minuscules fils métalliques.  

On administre un médicament qui dissout les caillots de sang directement dans les vaisseaux. 

Un dispositif est installé afin d’améliorer la circulation sanguine et de réduire les saignements chez les patients atteints de graves maladies du foie. 

D’autres interventions comprennent le drainage de liquides ou l’injection de médicaments dans des régions précises du corps.