Rapprocher les collectivités, un point à la fois

Gros plan de la main et des doigts d’une participante à l’atelier attrapant un bout de fil blanc. Il y a des piles de petites perles de différentes couleurs sur la table. On voit les premières étapes de ce qui deviendra un porte-clés en perles.

Ce mois de juin pour souligner à la fois le Mois national de l'histoire autochtone et le Mois de la fierté, L’Hôpital d’Ottawa a organisé un atelier de perlage pour les employés autochtones et ceux membres de la communauté 2SLGBTQIA+ et leurs alliés.

Voyez le photoreportage ci-dessous pour en savoir plus :

Deux photos côte à côte de Kaytlyn Nadjiwon. La première est un portrait de Kaytlyn debout à côté d’un arbre à l’extérieur du Campus Général. La seconde est un gros plan de l’une de ses boucles d’oreilles perlées à la main en forme de fraise.

« Je trouve que le perlage porte vraiment à la méditation » : L’atelier a été animé par Kaytlyn Nadjiwon, une artiste du perlage d’origine ojibwée (son grand-père maternel vient de Neyaashiinigmiing) et d’origine italienne, bien connue à Ottawa et qui fait aussi partie de la communauté 2SLGBTQIA+. C’est en 2018 que Kaytlyn a appris le perlage grâce à une amie algonquine et elle a été « immédiatement obsédée » par cet art. À présent, Kaytlyn enseigne l’art du perlage et vend ses propres créations en ligne et sur des marches d’artistes dans toute la ville sous le sobriquet de Soft But Sturdy Beadwork.

Une participante à l’atelier cousant des perles vertes sur son patron. Sur l’espace de travail devant elle, des perles, des ciseaux, du fil blanc, un bloc-notes, des lunettes, des téléphones et une tasse de thé réutilisable.

« Le perlage n’est pas une question de perfection, mais de façon de faire » : Des membres du personnel de tout L’Hôpital d’Ottawa ont assisté à l’atelier, pendant lequel la salle du Conseil du Campus Général s’est remplie de conversations et de rires. Kaytlyn a guidé le groupe à chaque étape de fabrication, de l’enfilage des aiguilles à celui des perles colorées, une après l’autre – serré, mais pas trop! – pour obtenir le dessin qu’elle leur avait donné.

Gros plan de la main et des doigts d’une participante à l’atelier attrapant un bout de fil blanc. Des petites perles de différentes couleurs s’amoncellent sur la table. On y découvre les premières étapes de ce qui deviendra une chaîne porte-clés en perles.

« Découvrir quelque chosede nouveaurassemble les gens » : les participants ont appris à se connaître durant cet atelier de deux heures, en aidant leurs voisins à nouer les fils et à former des liens en se piquant le bout des doigts. Ayant elle-même animé et participé à de nombreux ateliers sur l’art du perlage, Kaytlyn constate qu’ils sont un excellent moyen de créer une communauté et de se faire des amis parce que « les murs tombent » lorsque vous apprenez quelque chose de nouveau en tant que groupe.

Deux mains tenant un monarque fait de perles de couleur noire, blanche et orange.

« Lesgens sont plus attentifs lorsque leurs mains sont occupées » : Kaytlyn a terminé son tout premier perlage – un monarque – assise au chevet de sa mère mourante au Campus Civic en 2019. Elle a raconté cette histoire poignante pendant l’atelier, comme l’ont fait d’autres participants qui ont parlé avec franchise de leur difficile vécu comme Autochtones et membres de la communauté 2SLGBTQIA+.

Groupe de personnes debout, formant un cercle et tenant leur création en perles, ainsi que les trousses à emporter préparées par Kaytlyn, l’animatrice de l’atelier.

« La notion de créativité diffère d’une personne à l’autre » : à la fin de l’atelier, chaque participant a reçu une trousse gratuite à emporter contenant tout ce qu’il faut pour terminer son patron et en faire un porte-clés. Organisés dans le cadre d’une collaboration entre le Réseau des employés autochtones de L’Hôpital d’Ottawa et la Communauté de la Fierté@lho, ces deux groupes sont impatients d’offrir ensemble d’autres activités comme celles-ci qui aideront à renforcer davantage les liens entre leurs communautés.